Une étude de l’insee sur les revenus des français

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La moitié des ménages français doit aujourd’hui composer avec un budget de moins de 2 380 euros par mois. C’est 100 euros de plus qu’il y a dix ans.

 

Les 10 % des foyers les plus pauvres s’en sortent avec moins de 1 100 euros par mois, quand les 10 % les plus riches ont plus de 4 950 euros à dépenser

 

Au niveau régional, les plus fortes disparités s’observent en Ile-de-France :
les 20 % de foyers les plus aisés gagnent en moyenne huit fois plus que les 20 % les plus modestes.

 

En 2008, on dénombre près de 8 millions de personnes dans le besoin (13 % de la population).
Un foyer est considéré comme pauvre s’il dispose de moins de 949 euros par mois.
La Corse (20 %), le Languedoc-Roussillon (18,1 %) et le Nord-Pasde-Calais (17,7 %) sont les régions les plus touchées.
Alsace, Bretagne et Pays de la Loire s’en sortent le mieux.

 

Malgré ces inégalités qui persistent, la France se situe au 3e rang des pays en terme de revenu annuel par habitant.

Le ménage français, avec 28 650 euros en poche en moyenne, se place :
-> juste derrière le foyer allemand (29 180 euros),
-> et devant le ménage britannique (28 550 euros).
La couverture sociale française avantageuse y contribue.

 

Evolution du revenu des ménages Français, par région, de 2001 à 2008.

 

Faire ses courses dans les rebuts des supermarchés : la tendance se confirme et grandit avec la crise.

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Faire ses courses dans les rebuts des supermarchés : la tendance se confirme et grandit avec la crise.

Dans la capitale catalane, un réseau de solidarité s’est constitué entre les glaneurs en tout genre. Réparateurs d’ascenseurs, retraités, éducateurs de jeunes enfants, immigrés au chômage en fin de droits, jeunes invoquant des motifs éthiques, ménagères d’une cinquantaine d’années cherchant de quoi oxygéner une économie familiale exsangue… Tous se retrouvent devant les poubelles. Soir après soir, en quête de nourriture, ils attendent ensemble la fermeture des supermarchés. Ils sont plus nombreux qu’il y a deux ans, plus que l’an dernier.

La plupart d’entre eux cherchent un peu honteusement une part de leur subsistance, poussés par la nécessité, parmi des alcooliques et des mendiants qui n’ont déjà plus aucun espoir. Ils ne veulent pas finir comme ces derniers et se sont tissé un réseau de solidarité. Ce qu’ils trouvent est à tous et, quand les choses tournent mal, ils disparaissent.

Reportage CourrierInternational.

Le glanage existe aussi en France et, de même qu’en Espagne, s’accroît à mesure que les difficultés économiques touchent des populations plus larges. Récupérer les restes ou les déchets est néanmoins une pratique très ancienne. Ainsi, une loi de 1550 donnaitelle aux indigents, handicapés ou personnes âgées le «droit d’usage sur la production agricole, réservé aux plus pauvres et aux nécessiteux». A l’époque, il s’agissait de ramasser les épis ou les pommes de terre oubliés dans les champs.

En 1999, la réalisatrice Agnès Varda a dressé le portrait de ces glaneurs de la ville comme de la campagne dans un documentaire intitulé Les glaneurs et la glaneuse.

Enfin, glaner est désormais aussi un acte militant, qui a donné naissance, aux Etats-Unis, au mouvement Freegan (en France, www.freegan.fr). Les freegans se nourrissent dans les poubelles en signe de rébellion contre une société qu’ils estiment pervertie par l’argent.

Un Français sur cinq touche un salaire proche du smic

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C’est une vraie radiographie des 2,3 millionsde smicards, et de la population, pluslarge, des salariés payés au voisinage du smic (un salariésur cinq), que propose le rapport d’expertschargé de donner son avis sur l’évolution du salaireminimum. Ce document, rendu public par le ministèredu Travail, apporte des éléments inédits sur leniveau de vie des salariés faiblement rémunérés etsur leurs trajectoires salariales et professionnelles.Les smicards, qui en 2010 touchaient 1 055 euros netpar mois pour un temps complet, représentent unFrançais sur dix. Ils sont surreprésentés chez les salariésà temps partiel (donc chez les femmes), dansles petites entreprises et dans certains secteurs ducommerce et des services. L’hôtellerie-restaurationreste ainsi la profession qui en emploie le plus, 36 %,et jusqu’à 60 % dans la restauration rapide.Pour une majorité de salariés, être rémunéré au smicest un passage, très souvent lié à une durée d’emploiannuelle ou hebdomadaire insuffisante. Toutefois,une «forte minorité» de salariés payés au voisinagedu smic (de 0,8 à 1,1 Smic) le sont encore trois ansplus tard (44,9 %). Au bout de treize ans, ils sont encore13 % à toucher le smic. «Cette minorité est enmoyenne moins jeune, moins diplômée, plus féminine,employée à temps partiel et travaillant dansde petites entreprises», précise Paul Champsaur, anciendirecteur général de l’Insee, en introduction dutravail des experts.

Les personnes faiblement rémunérées sont exposéesà un risque de chômage plus élevé que lamoyenne. Ce risque s’accroît encorelors qu’elles sont intérimairesou en contrat à duréedéterminée (CDD). A ce niveaude salaires, la politique de redistributionjoue un rôle importantet a un «impact grandissant»,souligne l’étude. «Alors que lesmic mensuel n’a augmenté quede 6 % en valeur réelle (hors inflation)entre 1999 et 2010, notammentdu fait de la baisse de la durée du travail àtemps complet, le revenu disponible des ménagesconcernés, après prise en compte des transferts etdes prélèvements, a progressé de manière beaucoupplus rapide», observent les experts.

«Il a crû de 14 % dans le cas d’une personne seuletravaillant au smic à temps complet, de 38 % pourune personne seule à mi-temps, de 29 % dans le casd’un couple mono actif à temps complet avec deuxenfants», révèlent-ils en insistant sur le poids desaides sociales locales. Qui auraitcru que la redistribution a des effetsaussi puissants ? «Une foispris en compte les prélèvementsfiscaux (…), les prestations familiales,les aides au logementet les minima sociaux, le revenudisponible des salariés au voisinagedu smic atteint 71 % decelui des ménages dans lesquelsvivent les salariés les mieuxpayés [au sein d’un couple mono actif avec deux enfants,ndlr]», détaille le rapport.

Aujourd’hui, lors de la réunion de la Commission nationalede la négociation collective, qui est consultéesur la revalorisation du smic, la teneur de ce rapportdevrait peser lourd dans la décision du ministre duTravail, Xavier Bertrand. Les experts – tous des économistesindépendants – recommandent en effet àl’unanimité de s’en tenir à la revalorisation légale,sans coup de pouce. Pour étayer leur point de vue, ilsmettent en avant trois arguments principaux : lesfortes hausses du smic de 1995 à 2005 ont provoquéun resserrement sensible de la hiérarchie des salairesen bas de l’échelle, ce qui limite les perspectivesd’évolution pour les salariés faiblement rémunéréset réduit l’espace de la négociation collective.«De façon structurelle, ajoutent-ils, il convient d’éviterdes évolutions trop rapides du smic qui, en faisantpeser un risque important sur l’emploi, se retournentcontre ceux que le salaire minimum doit protéger.»«Mieux ciblées», les prestations liées au travail,comme le revenu de solidarité active (RSA), sont«plus efficaces pour lutter contre la pauvreté au travail», pointent-ils. Sauf surprise, 2011 sera la cinquièmeannée consécutive sans coup de pouce. Dansces conditions, le smic devrait augmenter d’environ1,6 % au 1er janvier 2011

Article DirectMatin.

Frais médicaux : alerte sur le coût des soins médicaux

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Chaque année dans le monde, 100 millions de personnes basculent dans la pauvreté à cause des frais médicaux.

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